La liposuccion et la cellulite

La liposuccion est une intervention chirurgicale qui vise à éliminer les cellules graisseuses tenaces du corps qui ne répondent pas aux régimes et à l’exercice. Le processus peut effectivement éliminer la graisse avec succès, mais il s’agit d’une procédure plutôt maladroite. Elle n’est pas conçue pour améliorer l’aspect de la cellulite et ne le fera pas, et risque même de l’aggraver. Il s’agit d’une procédure invasive et traumatisante qui donnera à la moitié inférieure de votre corps l’apparence d’un accident de la route, et la récupération vous prendra plusieurs semaines.

Bien que de nombreuses améliorations aient été apportées à la sécurité de la liposuccion, il existe encore de nombreux risques inhérents inacceptables ; les complications comprennent des saignements importants, une mauvaise réaction à l’anesthésie, des irrégularités de la silhouette (aspect bosselé), un gonflement prolongé, une infection (SARM et C.Diff.), des lésions nerveuses et une perforation de l’intestin, lorsqu’elle est pratiquée sur la zone abdominale. Les risques de nécrose (mort du tissu cutané) et de choc, qui peuvent conduire au coma et, dans de très rares cas, à la mort, sont bien plus graves. Il est conseillé aux patients d’éviter cette procédure s’ils souffrent d’obésité, d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques ou pulmonaires, de diabète ou de tout autre problème médical grave.

L’intervention consiste en l’un des trois types d’anesthésie suivants : LOCALE, où le site est injecté avec une combinaison d’anesthésique et de sédatif pour détendre le patient. EPIDURALE, injectée dans la colonne vertébrale. Similaire à celle administrée lors de l’accouchement, elle engourdit la moitié inférieure du corps, tout en maintenant le patient éveillé. GÉNÉRAL, qui rend le patient inconscient pendant toute la procédure. Pour l’opération, on injecte dans la zone à traiter une solution composée essentiellement d’eau salée, ainsi qu’un médicament pour diminuer les saignements et un anesthésique léger pour réduire la douleur. Une incision est ensuite pratiquée sur la peau et un tube métallique appelé canule, relié à une pompe à vide puissante, est inséré pour administrer la solution. La solution ramollit la graisse, et les cellules graisseuses diluées sont aspirées. Selon l’ampleur du travail nécessaire, l’intervention dure de 2 à 5 heures. Des ultrasons sont parfois utilisés pour aider à décomposer la graisse. Cela génère de la chaleur et peut provoquer des brûlures. Les plaies sont ensuite refermées par des points de suture.

Ce qui ressort clairement de la description de ce processus, c’est que la peau est ouverte et que la graisse sous-jacente est éliminée sans distinction. L’équipement et la procédure ne peuvent pas garantir que la peau aura une finition lisse et uniforme, malgré tous les efforts du chirurgien et de l’équipe médicale. Ils ne sont tout simplement pas conçus pour garantir une finition esthétiquement agréable. Très souvent, lorsqu’il s’agit d’enlever beaucoup de graisse, il peut y avoir de nombreuses cicatrices, taches et bosses. Pire encore, il est possible de se retrouver avec une répartition inégale de la graisse, ce qui donne l’impression que votre corps est plus gras d’un côté que de l’autre. Ce problème ne se résout pas avec le temps et seule une nouvelle intervention chirurgicale peut commencer à réparer les dégâts. Le temps de récupération est variable : les ecchymoses disparaissent au bout de 3 à 6 semaines, les gonflements au bout de 6 mois et les engourdissements au bout de 3 mois. Il est conseillé aux patients de s’abstenir de tout effort physique, y compris les rapports sexuels, jusqu’à la guérison des plaies, et de ne pas entreprendre de travaux pénibles pendant au moins un mois.

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